janvier 26

Entreprises africaines : Les chaînes d’approvisionnement, clé de la réussite pour 2015

Selon Sumesh Rahavendra, responsable marketing auprès de DHL Express Afrique subsaharienne, les entreprises qui réussiront en 2015 seront celles qui auront de solides chaînes d’approvisionnement et sauront s’adapter à l’environnement mondial en constante mutation.

 

Le contexte économique actuel est caractérisé notamment par des marchés des changes en proie à l’instabilité, une population mondiale en expansion rapide et un nombre croissant d’utilisateurs d’Internet. Pour Sumesh Rahavendra, tandis que l’économie mondiale continue de changer, les détaillants, les fabricants et d’autres secteurs doivent de plus en plus relever des défis difficiles, voire exceptionnels, ayant des répercussions sur leurs chaînes d’approvisionnement. Dès lors, comment répondre rapidement à la demande en constante évolution des clients ? Comment maîtriser ou freiner la hausse constante des coûts ? Comment accéder aux marchés émergents sans augmenter notablement leurs risques ?

 

A ces questions, le responsable marketing auprès de DHL Express Afrique subsaharienne Sumesh Rahavendra précise les domaines essentiels à la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement bien conçue :

Primo Planification annuelle et examen. « C’est ainsi que sont jetées les bases d’une chaîne d’approvisionnement efficace, permettant aux chefs d’entreprise d’avoir une vision globale et de faire preuve de flexibilité face aux besoins changeants de leur entreprise. Tous les risques potentiels doivent être identifiés et évalués, aussi minimes soient-ils. »Pour Sumesh Rahavendra, il est tout aussi important d’examiner l’année écoulée afin de déterminer les facteurs ayant eu une incidence sur leur chaîne d’approvisionnement, ainsi que les améliorations permettant d’éviter à l’avenir toute interruption inutile. Ainsi, par exemple, la fluctuation des prix des carburants a une incidence directe sur les coûts de livraison. Il est donc important de rationaliser les processus de livraison afin de stabiliser les coûts et, par conséquent, de maintenir des prix client stables. En outre, souligne-t-il, les pointes saisonnières de la demande, qui peuvent nécessiter des ressources supplémentaires, constituent un autre domaine à examiner. « Les détaillants, par exemple, enregistrent souvent une forte augmentation de leurs ventes durant les fêtes. La mise en place de solutions efficaces est alors impérative pour éviter les retards de livraison et, à terme, les réclamations. » ;

Secundo : logistique inversée. « Ce point est bien souvent négligé, alors qu’une gestion efficace du flux des marchandises retournées et des emballages est essentielle pour la réduction des coûts inattendus. »

Tertio : gestion d’une chaîne d’approvisionnement internationale. Pour Sumesh Rahavendra, le commerce transfrontalier peut présenter un certain nombre de défis qui sont spécifiques à chaque pays. « En Afrique, ces défis sont liés notamment à la congestion des grandes agglomérations telles que Lagos et Nairobi, aux incohérences douanières en matière de classification de produits et d’exonération de droits et taxes – ce qui peut engendrer des procédures de dédouanement complexes – ainsi qu’à un manque de connectivité aérienne, puisque seulement un peu plus de 12 % des villes ne sont desservies que par un vol par semaine. Il est important de comprendre ces défis et d’élaborer les plans permettant d’éviter d’éventuels retards. »

 

Adopter une approche globale

Sumesh Rahavendra conseille aux décideurs qui veulent maximiser les résultats nets d’adopter une approche plus globale pour gérer les risques de leur chaîne d’approvisionnement, ce qui leur conférera davantage de visibilité, de souplesse et de contrôle. « Dans le contexte économique actuel, les entreprises africaines se voient exposées à une pression croissante pour demeurer compétitives, tant sur le plan local qu’international, et parfois, elles ne sont pas en mesure de construire des chaînes d’approvisionnement robustes. Une externalisation stratégique de la logistique peut contribuer de manière significative à la rentabilité d’une entreprise. Assurez-vous par conséquent de miser sur les bons partenaires, ceux qui comprennent l’économie mondiale et qui surtout ont saisi les subtilités de l’art de faire du commerce avec chaque région africaine, car il n’existe pas de solution universelle applicable à tous les pays africains », conclut-il .

 

Patrick Ndungidi