avril 29

« FASO SOAP », UN SAVON CONTRE LE PALUDISME !

Aujourd’hui encore, la malaria (ou le paludisme) touche plus de 200 millions de personnes dans le monde et provoque la mort de presque 500 000 personnes chaque année. Une invention de deux étudiants espère pouvoir changer la donne. Cette invention, le Faso Soap, s’avère être un savon capable d’éloigner les moustiques, et ainsi prévenir la transmission du paludisme.

Un simple savon pour prévenir d’une maladie meurtrière :

Le paludisme est une maladie transmise par les piqûres de moustiques infectés. Les pays les plus touchés sont ceux d’Afrique subsaharienne, même si des pays d’Asie et de l’Amérique latine peuvent également être affectés. Dans une moindre mesure, des cas de transmission au Moyen-Orient et en Europe se sont avérés. Le plus grave étant qu’à ce jour, il n’existe pas de vaccin pour lutter contre ce fléau.

A défaut d’être un vaccin,  le Faso Soap apparaît comme un objet particulièrement intéressant.

Accessible à tous, ce savon est composé notamment d’éléments tirés de citronnelle et de karité. En l’utilisant dans des gestes simples du quotidien, tels que se laver et faire sa lessive, ce savon permettrait d’éviter la prolifération des moustiques. Le Faso Soap est à la fois un antibactérien et un anti-moustiques, pas cher, sans effets secondaires et ne bouleverse aucune habitude. Il n’a en somme aucun défaut ! C’est une  invention qui fait le choix d’une prévention à faible coût et intégrée à la vie quotidienne

Nous devons cette invention à Gérard Niyondiko et Moctar Dembele, deux étudiants de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) de Ouagadougou.

Un projet ambitieux et innovant :

Grace à cette invention, les deux créateurs africains, le Burkinabè, Moctar Dembélé, et le Burundais, Gérard Niyondiko sont sortis grands vainqueurs lors du concours Global Social Venture Competition (GSVC) en 2013. Ils sont les premiers non-Américains à remporter ce concours international, organisé par l’université de Berkeley dans le but de soutenir les entreprises innovantes à fort impact social et environnemental.

En dépit des efforts entrepris par les différents acteurs publics et privés pour assurer la prévention du paludisme, près de 270 millions d’Africains sont à la merci, sans aucune protection, des moustiques. Faso Soap résume parfaitement l’adage qui consiste à dire « qu’il vaut mieux prévenir que guérir ».  Le savon élaboré est capable d’éloigner les moustiques jusqu’à 6h après usage, et réduit de 50% le risque de contamination. Il permet notamment aux  plus vulnérables, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, de se protéger contre leur plus grande menace, sans changer leurs habitudes.

Après leur récompense de 2013, une fièvre médiatique autour d’eux promettait un avenir radieux pour les jeunes créateurs de Faso Soap.

L’innovation de Gérard Niyondiko et Moctar Dembélé méritait bien toute cette ferveur, mais  faute de soutien financier, la start-up burkinaise, qui rêve de commercialiser son savon anti-moustiques en Afrique de l’Ouest, doit faire appel au crowdfunding.

Faso Soap : recherche 30 000 euros pour sauver 100 000 vies

100.000-vies

Ce savon révolutionnaire n’est pas suffisamment arrivé dans les milieux escomptés. De plus, Gérard Niyondiko est désormais sans son binôme et lié à « la Fabrique », un incubateur, situé à Ouagadougou, spécialisé dans le développement d’entreprises sociales et responsables en Afrique de l’Ouest. Enfin, l’équipe de Faso Soap travaille également sur l’optimisation du savon en partenariat avec l’école d’ingénieurs ITECH de Lyon.

Mais les problèmes de financement freinent les ambitions de tous ces acteurs cherchant à répondre efficacement au défi du paludisme.

Les grandes organisations et ONG, tels que l’OMS ou l’UNICEF, ne financent pas les travaux de particuliers ce qui poussa la petite équipe de Faso Soap à s’en remettre aux particuliers pour les soutenir. Pour cela, ils ont lancé le 12 avril dernier leur campagne de crowdfunding sur Ulule, appelée « 100 000 vies », comme le nombre de personnes queFaso Soap souhaitent sauver d’ici 2018.

Grâce à cet argent Faso Soap prévoit de finaliser la recherche, d’identifier des partenaires potentiels et de préparer la phase de production.

Le projet est WANA et l’objectif est ambitieux. Pour les soutenir, rendez-vous sur Ulule.

Pour mieux comprendre :

https://www.youtube.com/watch?v=HG1rjY2BxlI

Pour en savoir plus :http://www.faso-soap.info/

Pour soutenir la campagne :http://fr.ulule.com/100000vies/

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