avril 05

Sur le site Goodeed.com, il suffit de visionner une publicité pour financer un don

Juste en visionnant une publicité, des internautes ont généré des fonds pour financer des campagnes de reboisement, notamment les 150 000 arbres plantés au Burkina Faso, en Ethiopie et en Inde. Toujours en regardant une publicité, des personnes ordinaires ont fourni l’argent nécessaire pour la distribution de 60 000 vaccins contre la poliomyélite au Tchad et la fourniture de 50 000 litres d’eau pour un centre de traitement d’Ebola au Sierra Leone. Bien d’autres actions humanitaires sont menées à travers le monde grâce au visionnage publicitaire.

L’idée est développée depuis 2 ans par la start-up française Goodeed. Elle a lancé sa première plateforme sur Internet en mars 2014. Dès juin 2015, la version internationale du site a été mise en ligne. Le concept de Goodeed est de permettre à tout le monde de faire don ; même ceux qui n’ont pas d’argent. Il leur suffit de visionner une publicité de 20 secondes sur Goodeed.com. Les recettes générées servent à financer le don que l’internaute a lui-même choisi d’offrir. Sur le site, il est possible de choisir entre un vaccin, un arbre ou un repas.

Goodeed a noué des partenariats avec des Ong et des agences humanitaires de l’Onu. Ce sont elles qui fournissent les dons faits par les internautes. Il y a par exemple le Programme alimentaire mondial, l’Unicef,  WeForest, WWF, World Vision ou encore Charity Waters.

Gooded a déjà dépassé 1,4 million de dons, confie la responsable de la communication de la jeune start-up, Alice Poligny, dans une interview avec le site emarketing.fr. Partie de la France, l’entreprise est aujourd’hui représentée dans 132 pays.

Pour se financer, Gooded a levé des fonds, mais elle prélève aussi 20% des recettes publicitaires générées par les internautes. Les 80% restants servent à financer les dons. Le président-fondateur de la start-up, Vincent Touboul Flachaire (photo), avait décidé de développer son idée alors qu’il avait 17 ans et se trouvait à une année du bac. Plus tard, il abandonne sa classe préparatoire de l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) pour se consacrer à son projet.

Gooded peut donner un autre sens à la publicité en ligne dans un contexte où de plus en plus d’internautes adoptent des logiciels de blocage publicitaire (Adblock). C’est leur manière de lutter contre la publicité abusive et agressive sur les sites web. Le Adblocking a déjà coûté quelque 22 milliards $ à l’industrie publicitaire mondiale.

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