Quand le wax devient « branché »

Ces dernières années, les créateurs de mode utilisent de plus en plus le wax pour des modèles destinés à une clientèle occidentale. Au printemps 2012, la célèbre marque italienne Marni avait déjà créé toute une collection de vêtements en wax pour le géant du prêt-à-porter H&M. Pour Dimitri Pougnet qui, en mai 2013, a lancé une collection de chemises en wax en collaboration avec la marque Wasted, le but est de conquérir un marché « jeune et  branché ». Ses chemises « Ponyboy », un nom inspiré de l’un des personnages du film Outsiders de Francis Ford Coppola ont déjà séduit le réalisateur américain Larry Clark, véritable icône du cinéma indépendant américain. Vendues dans un magasin de Châtelet Les Halles à Paris, les chemises Ponyboy alimentent la panoplie urbaine de jeunes skateurs peu habitués à porter ce genre de tissus colorés. Dimitri Pougnet achète ses tissus à Château Rouge, un quartier parisien dans lequel bon nombre de commerçants issus de la diaspora d’Afrique subsaharienne vendent du wax, avant de les envoyer dans une usine à Aubervilliers afin qu’ils soient transformés en chemises unisexes. Insistant sur l’importance du « made in France », il reste très attentif à la qualité du tissu et de la finition. « Pas question que les couleurs s’estompent au bout de trois lavages », déclare t-il. Pour le choix des motifs, le wax offre une infinité de possibilités telle qu’il peut alterner entre formes géométriques de toutes sortes et dessins plus ou moins figuratifs, souvent inspiré par la nature. « Le but n’est pas d’occidentaliser le wax mais de le démocratiser », précise Dimitri Pougnet. « J’aime bien l’idée que tous les jeunes puissent porter ce tissu en étant conscients de son histoire ».

burberryLa Papesse de la mode Anna Wintour en Wax (trench Burberry)
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burberry-resort-2012-6
671676-le-wax-chez-les-createurs-look-book-637x0-3Collection Marni pour H&M

(Source : Jeune Afrique)